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La
Société Nationale Maritime Corse Méditerranée ( SNCM ) est un opérateur majeur
dans le domaine du transport de passagers, de véhicules et de fret en
Méditerranée Occidentale.
Toute l'année, ses navires, battant pavillon français, assurent des services
réguliers entre le continent français et la Corse et des liaisons
internationales vers la Sardaigne, la Tunisie et l'Algérie,
Elle propose par ailleurs toute une gamme de produits et services
complémentaires de son activité : Fret - Transit International - Aliso Voyages
(réseau d'agences de voyages) - Cap Affaires, Croisières & Découvertes (produits
tourisme) - MCA (consignation de navires).
SNCM Marseille:
61 Boulevard Dames
13002 Marseille
Tel: 32-60 et dites "SNCM"
Transports Maritime de passagers, vehicules et fret
Le Site Internet
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SNCM Marseille dans la presse:
Le 26 Novembre 2007 - L'humanité
Les services publics plus menacés que jamais
Dans le traité de Nice, l’article 16 reconnaît les services d’intérêt économique
général (SIEG) comme une « valeur commune de l’Union ». Dans la nouvelle
version, devenue l’article 14, il est précisé que le Parlement européen et le
Conseil en établissent les principes. Ces principes qui doivent respecter la
sacro-sainte loi de la concurrence, comme le rappelle de façon explicite
l’article 86. De plus, le traité, à l’instar de la constitution européenne,
aligne toute une série d’interdits adressés aux États membres et pousse à la
libéralisation, que les gouvernements sont invités à élargir.
Au chapitre des transports, les nécessaires interconnexions des réseaux sont
conditionnées à l’ouverture à la concurrence. Les aides d’État à des entreprises
de service public sont considérées comme incompatibles avec le marché intérieur.
En cas de conflit, le dernier mot revient à Cour de justice qui se pose en
gardienne sourcilleuse du libéralisme. La France en subit les foudres lorsque
les pouvoirs publics ont voulu soutenir la SNCM.
En réalité, les institutions européennes distinguent les services d’intérêt
général, non marchands (justice, police, éducation, protection sociale de base)
et les SIEG, qui fournissent l’accès à un service contre une contribution et qui
doivent être soumis aux lois de la concurrence, donc de la libéralisation. La
tendance à l’oeuvre est de considérer le plus possible de services comme
relevant du marché. La libéralisation des activités postales, du secteur
ferroviaire, de la distribution de l’énergie découle de cette logique.
Un protocole, numéro 9, a bien été ajouté, qui porte sur les services d’intérêt
général. Tout le problème est d’en établir le champ. Le 20 novembre dernier,
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, refusait l’idée, «
unanimement considérée comme erronée », a-t-il précisé, d’établir une loi-cadre
au niveau de l’UE pour clarifier la place des SIG, ce qui réduit singulièrement
la portée du protocole numéro 9.
Et nourrit de nouvelles inquiétudes pour l’avenir des services publics.
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