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Humann Taconnet Le HavreHumann Taconet est une agence maritime indépendante, prestataire de services dans le domaine de la consignation de navires opérant au tramping. Humann Taconet proposons également un éventail d'autres services liés au maritime. Forts d'une notoriété construite depuis les années trente dans les ports de la Basse Seine, Humann Taconet s'est développé ces dix dernières années pour offrir à ses clients un service dans tous tous principaux ports des façades Manche, Atlantique et Méditérranée.


Humann Taconet Le Havre:
73-75, Quai de Southampton BP 1395
76066 LE HAVRE CEDEX
Tel: 02 35 19 39 91
Fax: 02 35 19 39 92

Agence Maritime | Consignataire de Navires
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Humann Taconet Le Havre dans la presse:

Publication des Informations Dieppoise:

Humann and Taconet veut relancer l'activité du port

Un opérateur havrais prêt à développer ses activités sur Dieppe

Depuis un an l’opérateur Humann and Taconet, déjà basé dans quatorze ports français, étudie la possibilité de développer ses activités sur Dieppe. Le départ de Sea Invest et Léon Vincent devrait accélérer ce dossier. Un espoir pour Dieppe.

Il en discutait avec la chambre de commerce et d’industrie de Dieppe depuis un an. Mais le départ programmé de Léon Vincent et Sea Invest devrait accélérer son projet. L’opérateur havrais et rouennais Humann and Taconet envisage très sérieusement de développer son activité sur le port de Dieppe ces prochaines semaines. Cet agent maritime est déjà basé dans quatorze ports français avec des agences plus ou moins importantes. Dieppe fait déjà partie de ses bureaux. Mais ces derniers temps, une seule personne y travaillait.

« Nous gérons chaque année 2600 bateaux sur la France entre Dunkerque et Monaco », explique Jacques Thyébaut, en charge du développement des affaires nouvelles chez Humann and Taconet. « Et nous envisageons sérieusement de développer notre activité à Dieppe pour traiter dans un premier temps les bateaux d’agrumes marocains », poursuit-il

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L'express le 06/10/2005


Le «horsain» - l'étranger, en langage du cru - pourrait facilement l'oublier: il fut un temps où les Rouennais vivaient à fleur d'eau, en communion avec leur port, où les matelots remplissaient les cafés bretons du boulevard Pasteur. Epoque révolue: avec la migration du port vers l'aval, grues et cargos se sont déployés sur les communes voisines de Quevilly ou de Grand-Couronne et les friches ont gagné du terrain.

«Aujourd'hui, par exemple, c'est sur la réhabilitation de la halle aux vins que l'on ergote», observe Lionel Taconet. A 56 ans, le président du directoire de Humann & Taconet, l'un des derniers courtiers maritimes de la place, laisse percer un brin de nostalgie. Logique. Comme les Blanchet ou les Bodin, sa famille a plus d'un point commun avec les rives alentour.

Fondateur, dans les années 1920, de la maison, Marcel, le grand-père, originaire du Havre, a été, pour ainsi dire, porté en bord de Seine par la marée, tels ces bâtiments cheminant sur les 120 kilomètres séparant les deux villes. Moyennant 575 000 francs, l'ancêtre rachète la charge des consorts Turpin et creuse son sillon. Comme d'autres creuseront le chenal, sans cesse approfondi pour accueillir des tonnages toujours plus considérables.

Avec la desserte des destinations nord-sud, les Taconet contribuent au fonds de commerce des entreprises portuaires du cru. Pour services rendus, Marcel sera fait chevalier du Mérite maritime. Distingué par le même ordre, Lionel n'est pas en reste. Promu commandeur de l'ordre royal de l'Etoile polaire, distinction suédoise, il s'avoue «cumulard». Des notables, en somme. Rien à voir, bien sûr, avec les Delmas, Bolloré ou les poids lourds nordiques de la profession, mais tout de même.

Neuf agences - d'abord sur la façade nord-atlantique, puis côté méditerranéen (Marseille, Fos, Lavéra) - des relations suivies, hier avec le gotha des armateurs grecs (Niarkos, Lyras), aujourd'hui avec la Suède et la Norvège, des entrées au très sélect club des assureurs maritimes londoniens, la Lloyd's: en trois générations, la famille a vécu les grandes heures de la plate-forme, du négoce d'avant- guerre avec le charbon domestique venu du pays de Galles à celui des vins d'Algérie. Sans parler des cargaisons de blé à destination du Royaume-Uni ou de l'Union soviétique. Participant à l'essor du premier port exportateur de céréales d'Europe, le courtier en connaîtra régulièrement les infortunes lorsque, subissant les à-coups des récoltes, leu dumping de certains concurrents ou encore les effets de la réglementation de la PAC, sa position se trouve momentanément écornée. Rien pourtant qui n'entame l'appétit de Marcel, ni, depuis, de sa lignée.
Une image de juriste maritime

Engagé, au lendemain du Débarquement, dans la diversification de ses activités, ce bourreau de travail, féru de botanique, sait protéger ses plates-bandes. Mettant le cap sur la gestion des sinistres, il se bâtit l'image de juriste maritime qui, aujourd'hui encore, fait la réputation de l'entreprise. Amateur de pêche à la mouche, le patriarche a ferré le bon coup, dédoublant, avec le rachat par son fils, Michel, d'une autre charge, le contenu de son épuisette et le périmètre de son affaire. De quoi améliorer l'ordinaire, mais aussi exacerber localement quelques rancœurs.

Inimitiés, procès pour concurrence déloyale, entre Marcel Taconet et André Humann, patriarche d'une autre famille, davantage impliquée dans l'activité des supertankers pétroliers, le combat des chefs - et des maisons - fait rage. Quarante ans durant. Jusqu'à cette «paix des braves», initiée par leurs fils respectifs, Michel et Francis, qui débouche en 1969 sur la création d'un bureau commun. Une lame de fond: sous l'appellation Humann & Taconet, pères et fils enrôlent ou absorbent les derniers acteurs de la place, les Rio, Huret, Lafond. Lorsque, vingt ans plus tard, la «bande des quatre» tire sa révérence, leur marque de fabrique s'est muée en société anonyme aux activités protées. De quoi résister aux menaces des gros bras et tenter de contrer l'Union européenne, inquiète de cette anomalie que constitue l'exercice de courtier «à la française», avec registre et office spécifiquement hexagonaux. Un dossier que suit désormais attentivement Lionel, président de l'Union syndicale des agents et armateurs de Rouen. Après avoir fait ses classes entre Hambourg et Londres, ce représentant de la troisième génération tergiverse un temps: une expérience au long cours, du côté du Brésil. «A 25 ans, cela a de quoi vous faire hésiter», reconnaît l'intéressé.

Mais foin de samba! Succombant aux amicales pressions de l'ancêtre, il accoste à deux pas de la rue Jeanne-d'Arc. Sans renoncer à un certain exotisme. Son grand-père était consul honoraire de Grèce, il le devient au titre de la Norvège et de la Suède, mettant un point d'honneur à superviser la scolarité des 24 jeunes Scandinaves qui, trois ans durant, fréquentent le lycée Corneille. Parce qu'un port est toujours une escale?



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